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Informations Languedoc-Nord

14 Juin 2021 - La belle évasion.

M. Jean-Pierre Quittard est journaliste, chevalier de la Légion d’honneur.

Il a travaillé à l’ORTF puis à TF1 et a traité principalement de sujets liés à la Défense, en particulier en 2004 pour une série de reportages pour le 50éme anniversaire de Dien Bien Phu. L’article ci-dessous a été rédigé en 2014 et il m’a autorisé à le reproduire pour ce site : ce que je fais avec fidélité et reconnaissance.

Merci Jean-Pierre. SMK

La belle évasion de Fernand NEY et de François WILLER.

Dans la cuvette de Dien Bien Phu, le Maréchal des Logis Chef Fernand Ney commande le POSEN : un char Sherman de fabrication américaine. Le Sergent François Willer appartient à la même unité de blindés : le 1er R.C.C.

Lorsque le PC du Général de Castries tombe le 7 mai 1954 aux mains du Vietminh après 56 jours de combats acharnés, souvent à un contre cinq, les deux hommes sont faits prisonniers comme tous les autres combattants de l’Union Française.

Très vite, ils décident de s’évader, ayant remarqué que les vietnamiens ne sont pas assez nombreux pour surveiller et encadrer l’immense colonne de 11.721 captifs qui se met en marche vers les camps de « rééducation », synonymes de « camps de la mort ». Le 14 mai 1954, ils tentent leur chance.

Fernand Ney raconte : « On s’est laissé tomber dans un fossé entre deux virages parce que les sentinelles étaient assez espacées…personne ne pouvait nous voir…nous avons attendu que tout le monde passe et à ce moment là nous avons commencé à nous éloigner du camp. »

Fernand Ney et François Willer décident de partir vers l’ouest, vers le Laos. Un itinéraire de 300km à priori moins fréquenté et donc moins dangereux que les routes du sud et de l’est qui conduisent à Hanoï. Petit détail qui a son importance : François Willer a un appareil photo, un Leica que lui a confié un soldat de son régiment, avec deux pellicules en noir et blanc. Il s’en servira quotidiennement pour témoigner par l’image de leur aventure.

Jour et nuit ils marchent, avec la peur au ventre de se faire prendre. François Willer expliquait en 2005 dans un reportage de TF1 : « C’est la jungle et en dehors des pistes, il n’y a aucun moyen d’avancer…mais les pistes, c’est le domaine des viets qui contrôlent tout et tout le temps ».

Le 20 mai, ils sont surpris et arrêtés par trois soldats vietnamiens armés d’un pistolet-mitrailleur. Profitant d’un moment d’inattention de leurs geôliers, les deux français se jettent sur leurs adversaires, les boxent et retournent la situation en s’emparant du PM. Les trois soldats vietminh prennent la fuite.

Fernand et François repartent et vont bénéficier du soutien sans faille des populations méos de la région. Les Méos, qui détestent le Vietminh, les hébergent la nuit, assurent leur ravitaillement, mais surtout les conduisent en toute sécurité de village en village, évitant tout contact avec l’ennemi commun.

Au début du mois de juin, Fernand Ney est terrassé par la dysenterie. François Willer décide alors de partir seul vers Mong Say (frontière Vietnam-Laos) où il sait trouver du secours auprès d’une garnison française. Fernand Ney pendant ce temps est veillé et protégé par les Méos. Quelques jours plus tard, un hélicoptère à bord duquel se trouve françois Willer vient chercher et évacuer son compagnon.

Les deux hommes ont réussi : ils sont libres après une cavale dans la jungle qui aura duré plus d’un mois. Comme 78 autres militaires français, Fernand et François ont échappé à l’humiliation et à la mort programmée des camps vietminh. Il n’est pas inutile de rappeler ici que sur le 11.721soldats du Corps Expéditionnaire faits prisonniers à Dien Bien Phu, seuls 3200 survivront aux conditions extrêmes de leur détention entre mai et septembre 1954…

Un bot de riz cru et trois grammes de sel par jour…

La « rééducation » : en clair le lavage de cerveau tous les jours et des corvées à n’en plus finir…en particulier creuser des trous pour enterrer les morts ! Lorsqu’ils seront libérés et rendus aux autorités françaises, de nombreuses organisations internationales comme la Croix Rouge oseront faire le parallèle avec les camps de concentration nazis…et dénonceront ces pratiques contraires à la convention de Genève.

Mais pour Fernand et François, la belle histoire continue. En rentrant d’Indochine, François Willer est présenté à la sœur de Fernand Ney. Il en tombe follement amoureux et l’épouse. Fernand fait la même chose deux ans plus tard avec la sœur de François…

Pendant 55 ans, ces deux compagnons d’arme et d’évasion furent deux beaux-frères inséparables, vivant en Lorraine assez proches l’un de l’autre.

La mort de François Willer en 2009 a mis un point final à cette aventure extraordinaire au vrai sens du terme.

Fernand Ney (86 ans) vit aujourd’hui dans le Var (nota : en 2014). Il a été promu en 2013 au grade de Commandeur de la Légion d’honneur.

J’ai eu il y a tout juste dix ans l’honneur et le plaisir de rencontrer ces deux hommes pour une série de reportages diffusés dans les journaux télévisés de TF1 à l’occasion du 50éme anniversaire de Dien Bien Phu.

J’en garde un souvenir ému, alors que nous commémorons le 60éme anniversaire de cette bataille qui fut « un désastre transformé en épopée par le courage et le sacrifice de ses combattants » comme l’a si bien dit le Président Jacques Chirac en mai 2005 dans la cour d’honneur des Invalides.

Jean-Pierre Quittard - 2014

 

 

17 Mars 2021 - Jean Slezarski.

  Allocution prononcée le mercredi 17 mars 2021, à Nîmes lors des obsèques de Jean SLEZARSKI par le colonel (e.r.) Michel ROBARDEY,

Président de la section du Languedoc-Nord.

 

Jean SLEZARSKI était adjudant des Troupes de marine et Commandeur de la Légion d’Honneur. Ce simple rapprochement en dit long à ceux qui connaissent un peu la chose militaire. Jean SLEZARSKI était un de ces « maréchaux » de nos armées, ceux qui constituaient la force, la solidité, la fraternité de nos troupes.

Mais écoutons un instant ce fils d’immigré polonais et russe, orphelin confié à l’Assistance Publique, nous dire lui-même pourquoi il a emprunté ce chemin difficile : « Ce rêve de tout gamin de devenir un homme. Difficile en 1944, les Allemands étaient partout, alors le démarrage de l’action fut le maquis du Morvan. Avec beaucoup de camarades tous aussi inexpérimentés que moi. Par rapport à eux , j’avais quelques handicaps : d’abord j’étais orphelin et j’ai été élevé à l’Assistance publique. Ensuite j’avais un nom étranger : mes parents que je n’ai pratiquement pas connus étaient venus se réfugier en France depuis leur Pologne natale…. Si comme tout gamin, je voulais devenir un homme, il me fallait surtout prouver que, malgré mon nom, j’étais un Français, un vrai Français comme eux »

Après le maquis, âgé de dix-huit ans à peine, Jean SLEZARSKI rejoint le 1° régiment du Morvan des Forces Françaises de l’Intérieur. A ce moment-là, début septembre 44, la bataille d’Autun, à deux pas de là, n’a pas encore eut lieu. Avec la participation des FFI, et au prix de lourdes pertes, cette bataille va permettre quelques jours plus tard, la jonction entre les troupes alliées débarquées en Normandie et les troupes françaises d’Afrique qui arrivent de Provence.

La libération est loin d’être acquise. La Première Armée française est bloquée devant la trouée de Belfort. Elle opère ce qu’on a appelé le « blanchiment » en substituant les recrues venues des maquis (Forces Françaises de l’Intérieur) aux troupes venus d’Afrique, durement éprouvées par les combats et en difficultés devant les rigueur de l’hiver qui s’annonce.

Le 1° régiment du Morvan participera aux durs combats des Vosges sur le ballon de Servance et sur le ballon de Guebwiller : « Ils ont été les premiers à faire flotter les couleurs françaises sur la plus haute cime des Vosges » dira plus tard le général de Montsabert.

Jean SLEZARSKI continue son récit « Ce fut l’engagement dans l’Armée et la guerre en Allemagne. C’est l’Armée qui m’a révélé, qui a fait de moi un homme. C’est elle qui est devenue, à moi qui n’en avait pas, ma famille. La discipline, le travail, l’engagement, la solidarité, les contraintes mais aussi d’innombrables joies : les combats, les décorations, l’avancement en grade, je devenais jour après jour un homme et pas n’importe lequel, ce que je voulais être : un vrai français » dit-il en passant pudiquement sur les épreuves surmontées et sur ses mérites personnels.

Après la capitulation de l’Allemagne en 1945, toute la France n’est pas libérée. Et l’engagement volontaire « pour la durée de la guerre » de Jean SLEZARSKI a pris fin le 8 mai 1945. Reste à reconquérir l’Indochine, capturée par les Japonais et que personne ne souhaite nous rendre. Jean SLEZARSKI s’engage à nouveau, dans les troupes coloniales cette fois ! Les motivations qu’il évoque dans notre bulletin sont plus prosaïques : « Nous étions 4500 jeunes hommes en 1945 sur les quais de Marseille, impatients d’embarquer pour l’aventure mais surtout pour fuir le passé, dans une France dévastée et sans ressources. Manger et dormir à l’abri étaient devenu un luxe pour certains » se souvient-il. « Dans cette masse, il y avait des Allemands qui fuyaient un passé chargé, des sans famille qui fuyaient la misère ou autre drame familial. Presque chaque homme avait une histoire douloureuse derrière lui qu’il raconterait peut-être un soir de vague à l’âme ou d’ennui. ».

Jean SLEZARSKI effectuera trois séjours en Indochine, se donnant à peine le temps, entre deux séjours, de prendre quelques congés de fin de campagne. On le trouve  :

  • au 6° RIC du 22 novembre 1945. Il est rapatrié en juillet 1947 ;
  • au 6° RIC de nouveau puis au bataillon Thaï du 5 mars 1948 à 1951.
  • au Bataillon de Marche n° 3/AOF de 1953 à avril 1955 .

Pendant ses trois séjours, le ruban de la Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieurs du caporal, puis caporal/chef SLEZARSKI s’orne successivement de quatre étoiles (trois de bronze et une d’argent), c’est-à-dire qu’il a été cité quatre fois à l’ordre pour une action d’éclat…sans compter une blessure reçue le 4 janvier 1947… dont il ne dira rien. Nous ne savons rien de ses actions d’éclat, il ne souhaite pas parler de lui, mais se souvenir de la vie quotidienne partagée avec ses frères d’arme : « On avait des « fièvres » diverses et variées, la principale étant le paludisme accompagné de dysenterie. Mais j‘ai eu aussi le scorbut et le béribéri, les piqures de scorpion et de moustique et des trucs dont on ne savait pas le nom. Une fois, trop malade, on m’a chargé sur un âne, direction l’hôpital de Lao Cay. Quand je suis enfin arrivé, j’étais guéri ! » dit-il dans notre bulletin.

Les récits qu’il a proposés à la parution dans le bulletin de notre association n’étaient pas pour lui l’occasion de se mettre en valeur. Il préférait expliquer en toute simplicité quel avait été son « Devoir d’homme ». Il préférait expliquer que ce n’est pas toujours l’action qui nous a le plus coûté, où on pense avoir eu le plus de mérite, qui sera reconnue, alors que d’autres, bien plus aisées seront mises en valeur : « des anecdotes, j’en ai beaucoup, bien sûr mais certaines vous marquent plus que d’autres. Le courage dans l’action devient naturel, il n’y a pas de problème…. Mais si l’action entraine le courage, l’attente peut déclencher la peur, cette expectative pendant laquelle on ne peut rien faire et qui provoque dans le cerveau des idées folles ». Et Jean SLEZARSKI évoque en guise d’exemple un combat d’octobre 1956 en Algérie. Entretemps, il a été nommé sergent et quand il dit que « un camarade et moi marchions avec précaution l’un derrière l’autre, sur un éperon rocheux », il faut comprendre que, probablement, le chef de groupe qu’il était marchait derrière son voltigeur de pointe, « dans une zone à risque, à la poursuite d’une troupe de fellaghas » précise-t-il. « Un coup de feu. Mon camarade est projeté violemment en arrière et tombe sur moi. Instinctivement, je le tiens dans mes bras. Nous sommes à flanc de rocher avec mes pieds juste sur une étroite saillie qui se révèle instable. Je ne peux ni pivoter ni reculer. Le blessé est lourd et inconscient et il n’est pas question de le lâcher dans le vide pour essayer de me sauver…Mais je sens que son poids m’entraine. » En gardant ce blessé dans ses bras, Jean SLEZARSKI forme une cible parfaite. Il le sait. « ou bien je le lâche et tente de me dégager en sautant de rocher en rocher ou bien je le garde - peut-être n’est-il pas mort ?- et je deviens une cible immanquable. Cette balle qui allait me frapper, je l’attendais…mais …arrive que pourra ! Je ne bougerai pas » dit-il. La balle n’est pas venue et les amis l’ont précédée. Les fells avaient décampé entre temps…. Il faudra aider Jean SLEZARSKI à descendre de l’éperon tant ses muscles sont tétanisés : « Cette attente angoissante m’a fait connaitre des instants de très grande peur » conclut-il très modestement.

Il sera blessé quelques mois plus tard, le 4 juin 1958, dans le djebel Miez par une balle en pleine poitrine en se portant au secours de Lazlo Lazle, son frère d’armes d’origine hongroise et ancien de la Légion Etrangère qui tombe devant lui. Malgré la terrible douleur, Jean SLEZARSKI aura la force de faire mouche sur le tireur qui l’a blessé. Puis, il s’évacuera seul, en ayant pris soin de récupérer les chargeurs et l’arme ennemie : « Même dans l’hélicoptère, je ne m’évanouirai pas, rien à faire. Ce salut ne me sera donné qu’à l’hôpital » dit-il. Nulle forfanterie dans ce récit, mais la peur, la souffrance et juste ce qu’il appelle son « Devoir d’homme ».

En Indochine, Jean SLEZARSKI encadrait des tirailleurs ThaïSlezarski medailles. En Algérie, il encadrait des troupes africaines au 15° Régiment de Tirailleurs Sénégalais avant de revenir à des soldats métropolitains au sein du 7° régiment d’Infanterie. A côté de la Croix de Guerre TOE, il porte désormais une croix de la Valeur Militaire avec une palme et une étoile d’argent. Le texte d’une de ses citations est très significatif : « …d’un exceptionnel dynamisme au feu. Entraineur d’hommes remarquable ayant un parfait mépris du danger…s’est maintes fois distingué en opérations…par une manœuvre très audacieuse dans un combat au corps à corps où il était à la fois le chef et le combattant de pointe ….est arrivé à capturer trois rebelles, récupérant trois armes de guerre dont un fusil mitrailleur ». A nouveau, Jean SLEZARSKI était à la fois le chef et le combattant de pointe. Comme on l’avait déjà compris lors de l’épisode précédent, il n’était pas le genre de chef à rester en retrait !

Et comme, on l’a vu, son insigne des blessés a reçu une nouvelle étoile rouge. Il a reçu la médaille militaire en 1955 et a été promu au grade de sergent/chef en 1959, quelques semaines après être rentré en métropole.

Entre temps, en congé de fin de campagne, Jean SLEZARSKI reste vigilant. Il sait que la guerre d’Algérie se poursuit aussi en métropole. Ainsi, le 2 juillet 1959 en soirée, alors qu’il boit paisiblement le verre de l’amitié avec quelques camarades dans un bar du centre de Paris, il entend un coup de feu et aperçoit un individu de type maghrébin et armé qui s’enfuit en courant. Très simplement, Jean SLEZARSKI rattrape l’individu, le désarme et le remet, avec son arme, aux agents de police qui interviennent. Cela lui faudra les félicitations du Préfet de police Maurice Papon et du Gouverneur Militaire de Paris, le général Raoul SALAN.

Puis, dès l’année suivante, en 1960, Jean SLEZARSKI rejoint les Troupes de Marine et le 7° RIAOM à Tamatave, où il sera nommé adjudant en 1962. Après les Thaï, après les Africains de l’Ouest, après les métros, il encadre désormais les tirailleurs malgaches.

En 1963, de retour de Tamatave, il rejoint brièvement le Service Historique des Armées à Vincennes. J’avoue m’être demandé ce que cet homme d’action allait faire au SHA. J’ai été rassuré en constatant qu’il avait été rapidement affecté à ce que l’on appelait pudiquement alors la Compagnie des Services n°1 puis le 89° Bataillon des Services, c’est-à-dire, en clair, le SDEC.

Jean SLEZARSKI a été admis dans le corps des sous/officiers de carrière en 1965. Il a fait valoir ses droits à pension de retraite le 6 octobre 1967 après vingt-trois années de service dont environ une vingtaine de campagnes. La Légion d’Honneur, bien méritée, a reconnu les mérites éminents dont il a fait preuve au cours de toutes ces années.

Rendu à la vie civile, selon l’expression consacrée, Jean SLEZARSKI n’est pas resté inactif malgré une invalidité reconnue à 45 puis 65 %. Il s’est marié en 1969 et a donné le jour à deux enfants, Nathalie et Alexandre qui, à leur tour lui donneront deux petites-filles. C’était là aussi son devoir d’homme ! Après avoir trouvé une première famille dans l’Armée, il fondait la sienne.

Il a occupé divers emplois dont un à la Brink’s jusqu’à ce que, après la mort d’un jeune collègue abattu par des malfaiteurs, madame SLEZARSKI estime qu’il avait suffisamment tenté le diable et avait droit à un peu de repos. Jean SLEZARSKI a pris une retraite bien méritée au début des années quatre-vingt-dix. Il sera désormais très présent au sein des associations d’anciens combattants et s’attachera à assurer le devoir de mémoire.

Car l’Indochine et l’Algérie lui ont laissé, comme à beaucoup, un goût amer. S’il évoquait avec un brin de nostalgie les bateaux qui l’avaient emmené sur ces lointains théâtres (le Pasteur, bien sûr, mais aussi le Kerouan et d’autres), ainsi que l’exotisme du canal de Suez et autres lieux, il n’a pas oublié les injures proférées par les communistes et la CGT sur les quais de Marseille, les crachats et même les coups portés à nos blessés. Il n’a pas oublié les collectes de sang dont on assurait qu’elle ne servirait pas aux blessés d’Indochine. Il n’avait pas oublié non plus Jeannette Vermeersch proposant à l’Assemblée nationale « douze balles dans la peau comme colis de Noël » aux soldats d’Indochine, ni les sabotages d’armes et de munitions à destination de l’Extrême Orient.

Et, il lui avait fallu retrouver tout cela en Algérie, chez les porteurs de valise ! « Et je vois maintenant plusieurs personnalités politiques ou un avocat célébré fiers d’avoir aidé activement le FLN » concluait-il dans un récit confié à notre bulletin.

Il mettait cette sainte colère au service de la mémoire de ses camarades tombés au combat, devant lui comme son frère d’armes Lazlo Lazle ou comme celui dont il a serré le corps dans ses bras sur une éperon rocheux au risque d’être atteint à son tour. El lisant ses récits on songe inévitablement au poème adressé au XIX° siècle par le capitaine de Borelli à ses morts d’Indochine. Poème qu’on pourrait très bien adapter à Jean SLEZARSKI :

Soldats qui reposez sous la terre lointaine,

Et dont le sang versé me laisse des remords,

Dites-vous simplement : « C’est notre Adjudant

Qui se souvient de nous … et qui compte ses Morts. »

Reposez en paix Jean Slezarski ! Vous avez fait tout votre « Devoir d’homme ». Vous avez atteint de façon magnifique le but que vous vous étiez fixé en entrant au maquis : il ne viendrait à personne aujourd’hui l’idée saugrenue de douter un seul instant de votre qualité de « vrai français ». Français vous l’êtes incontestablement par le sang versé, certes, mais surtout par le cœur et par cette belle âme que vous nous avez proposée en exemple en maintes occasions.

 

09 Février 2021 - Voyager...un peu...

La pandémie qui nous frappe depuis maintenant plus d'un an ne semble pas baisser les bras, bien au contraire. Comme nous y engage notre appartenance aux DPLV, nous n'oublions pas de serrer les rangs.

Quel que soit le nom qu'on lui donne, nous subissons un confinement plus ou moins sévère dont la pénibilité non plus ne baisse pas avec le temps.

 Voici un site qui va vous mener dans différentes capitales, y circuler, y écouter la radio...

 Cliquez sur le lien ci-dessus, puis choisissez une ville du monde, n’importe laquelle (menu déroulant en haut à droite) et vous vous trouverez soudain en voiture, roulant dans cette ville et écoutant  l’autoradio de cette voiture (régler le son de la radio : curseur) et vous pouvez même changer de radio. 

En haut à droite de l’écran vous pouvez occulter le programme en cliquant sur le petit point noir et le remettre en cliquant à nouveau !

Je vous souhaite bon voyage

SMK

 

20 Juin 2020 - Remise de la Croix d'Officier.

 Ce jour-là, notre camarade Jean GARNIER a reçu des mains du Général Louis Danton la croix d'Officier de la Légion d'honneur.

Engagé volontaire en 1951, il sert en Indochine de 1951 à 1954 (10éme BCPP - 3éme BPVN), au Maroc et en Algérie de 1955 à 1959, en Mauritanie en 1960 puis au Sénégal de 1961 à 1963 (7éme RPIMa) avant de rejoindre le 8éme RPIMa à Castres. Un accidernt de saut l'éloigne des TAP et il sera instructeur et formateur "Tireur d'Elite" au 99éme RI jusqu'en 1968, date de la fin de ses services militaires.

 De 1969 à 1992, il est pendant 23 ans chef de district à l'Office National des Forêts.

Il a été en outre porte-drapeau de l'UNP 21 pendant 7 ans (1976/83) et président de la 1782éme section des Médaillés Miltaires pendant 6 ans (1992/98).

 Beau palmares que cette croix vient justement recompenser.

Nous n'avons malheureusement pas de photographie de cet évènement : pensez à prendre des vues à chacune de ces belles occasions.

10 Juin 2020 - Montage photo.

Le montage ci-dessous fait honneur à Michel FRY'S, de l'Association des membres de la Légion d'Honneur Décorès au Péril de Leur Vie qui nous a quitté récemment.

 

Regardez le site complet fait par ce photographe, cela est tout à fait intéressant.

http://golem13.fr/70-ans-liberation-de-paris/

On le voit ici debout sur le char qu'il a amené à Paris depuis la Grande Bretagne. Il en était le pilote après s'être engangé à 17 ans dans la 2° DB en formation au Maroc. A ses côtés la jeune femme brandit le drapeau nazi qu'elle a décroché de la Préfecture de police. Le tout sur fond de cathédrale Notre Dame de Paris.

Honorons- nous d'avoir connu  Michel FRY'S

Michel ROBARDEY

 

27 Mai 2020 - Un peu d'Histoire

Voici deux liens qui vous permettront de retrouver un peu d’Histoire (avec un grand H) sous la forme de vidéos.

Le premier montre deux témoignages de poilus, émouvants de simplicité :

https://twitter.com/i/status/1264972269845196803

Le second est un film tourné en 1959 par le SCA, service cinématographique des armées, futur ECPA, au travers du SIRPA, future DICOD :

http://www.monsieur-legionnaire.com/parachutistes_coloniaux.htm

Si vous souhaitez faire connaître d’autres vidéos, nouvelles ou plus anciennes, n’hésitez pas à contacter notre président :

Colonel Michel Robardey : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Merci

15 Mai 2020 -Mot du Président de la section.

Chers camarades DPLV,

L’Association des DPLV subit les aléas du moment comme tout un chacun, voire un peu plus sérieusement que tout un chacun, compte tenu de la moyenne d’âge de ses ressortissants qui avoisine les 86 printemps.

Nous avons du prendre physiquement nos distances, annuler l’Assemblée générale de la section Languedoc-Nord prévue en mars et la renvoyer à l’automne, si cela est alors possible. De même le congrès national de l’Association prévu à La Rochelle en avril a été repoussé au 12 et 13 octobre de cette année, toujours à la Rochelle.

Cette distanciation matérielle a eu pour corollaire certains rapprochements virtuels. Ainsi, nos amis Denis HERBERT et le général de TAXIS ont eu à cœur de prendre des nouvelles de chacun des membres de notre section. Si la grande majorité a répondu a ces appels, quelques uns n’ont pu être contactés. Nous espérons qu’ils supportent les contraintes nouvelles dans de bonnes conditions.

Parmi les dispositions changeantes qui nous sont imposées, une troisième mouture de la dérogation aux règles de confinement a vu le jour. Celle-ci permet, sous conditions, de s’éloigner à plus de 100 kilomètres de chez soi.   Après deux mois de confinement, beaucoup d’entre nous auront de réels motifs familiaux, médicaux ou autres pour se déplacer. Vous voudrez bien trouver ci-joint deux exemplaires de cette « DÉCLARATION DE DÉPLACEMENT » qui faciliteront vos démarches si vous ne disposez pas d’outils internet ou d’imprimante.

Vous souhaitant bonne réception, et surtout, souhaitant que cette correspondance vous trouvera en bonne santé, soyez assurés, chers amis, de nos sentiments les plus fidèles et les plus amicaux.

Colonel (e.r.) Michel ROBARDEY Président de la Section Languedoc-Nord des DPLV

 

 14 Mai 2020 - COVID 19 : LH, ONM et Médaille de l'Engagement 

flamme.pngUne promotion unique de l'Ordre National du Mérite et de la Légion d'honneur sera publiée le 1er janvier 2021, et non comme d'usage les 15 mai et 14 juillet.

Elle comprendra "une part importante de personnes ayant contribué à la lutte contre le virus à tous les niveaux et dans tous les domaines d'activité", selon la porte-parole du gouvernement.

Les récipiendaires auront oeuvré "dans le soin des malades, le dépistage, la recherche, le soutien de notre système de santé, la fabrication des produits de santé et de protection, la protection des plus fragiles, la poursuite d'une activité professionnelle et bénévole pour assurer le fonctionnement des services indispensables", a-t-elle énuméré.

Les propositions de décoration relatives aux personnels militaires d'active et de réserve seront également reportées et publiées, regroupées, au mois d'octobre.

médaille.jpg

La porte-parole du gouvernement a aussi annoncé qu'une "médaille de l'engagement face aux épidémies" serait "réactivée", afin de "récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19". Cette proposition avait été portée par un député manchois, Philippe Gosselin (LR), qui avait déposé une proposition de loi en ce sens fin mars.

Cette médaille avait été créée en mars 1885,à la suite de l'épidémie de choléra de 1884 et visait à "récompenser ceux qui se sont particulièrement dévoués pendant les périodes de maladie épidémique. Cette récompense avait disparu au début des années 1960. Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif et fera l'objet prochainement d'un décret qui la réactualisera.

  

 

24 Avril 2020 -  Covid 19 - Partenariat national SMLH / Protection Civile

N'oublions pas que nous appartenons aussi à la SMLH

Voici ce que M. Guy Chateau, président de la section SMLH du Gard communique :

Début de citation 

Nous avons reçu une information très intéressante sur le partenariat noué au niveau national avec la protection civile.

Vous trouverez ci-après les éléments clés de ce qui a été conclu.

« Dans la droite ligne de notre action d’entraide au profit des plus fragiles et isolés de nos sociétaires, le président national et la commission entraide solidarité (CES) vous invitent à exploiter au mieux une nouvelle opportunité, testée et validée depuis deux semaines et de façon optimale par la section de rattachement du docteur Hortala, présidente de la CES, en son département de l’Aveyron.

Il s’agit en l’espèce de profiter du soutien de la Protection Civile (https://www.protection-civile.org) qui se propose de nous accompagner sans la moindre hésitation dans notre action quotidienne auprès de nos sociétaires, les plus isolés notamment. 

Dans cette optique, la coordinatrice nationale de la Protection Civile nous propose de soutenir la SMLH à l’échelle nationale :

  • En cas de non-réponse d’un sociétaire à un appel de la section ou du comité et afin de déployer des secouristes pour une levée de doute,
  • En cas de détresse, pour une aide psychologique par téléphone.

Un numéro de téléphone dédié est mis à notre disposition, ce numéro vert a été transmis aux présidents de sections

Ce numéro peut bien entendu être communiqué aux sociétaires concernés en cas de détresse psychologique.

Le contenu des appels avec les personnels de la Protection Civile formés à l'Aide et à l'Écoute Psychologique (AEP) est strictement confidentiel. »

Après en avoir discuté avec Jean François Serrano et concerté le bureau de la section, j’ai pris contact avec le secrétaire général et le Président de l’antenne Gard de la Protection Civile. Ceux-ci avaient eu l’information sur le partenariat et y sont très favorables. Pour nous mettre en perspective d’un suivi commun de ce que nous pourrons faire ensemble dans le cadre de cet accord, nous avons pensé qu’il serait judicieux de centraliser vos remontées sur les ami(e)s Légionnaires à faire suivre sur deux personnes au niveau de la section :

Je sais que vous vous êtes organisés pour faire le tour de vos adhérents, si vous avez un doute sur l’une ou l’un d’entre eux n’hésitez pas à nous le remonter. Nous profiterons du Numéro National pour alerter les équipes de la Protection Civile.

Concernant les comités n’ayant pas de Président (Beaucaire, Anduze, Bagnols sur Cèze) j’appellerai tous les membres ayant le téléphone pour faire le point avec eux de la situation.

Nous serons invités, en sortie de crise, à faire remonter au siège et à la Commission Entraide Solidarité les retours d’expérience de chacun en terme d'entraide de proximité. 

Il va de soi que le dispositif mis en place conjointement par la SMLH et la Protection civile entrera pleinement dans le cadre de l’analyse de ces retours d’expériences dont le seul but est bien d’être encore meilleurs demain sur le terrain de l’entraide.

Si vous avez des questions ou des suggestions je suis bien évidemment à votre disposition

Guy CHATEAU

Fin de citation

 

20 Mars 2020 - CORONAVIRUS : serrons les rangs !

Chers amis,

Le confinement auquel nous sommes tous soumis désormais pour au moins deux semaines sera vécu dans des conditions très différenciées par nos compagnons DPLV.

Si nous vivons en couple, ou en famille, dans un pavillon avec jardin, cette période sera sans doute moins lourde que pour ceux d’entre nous qui devront se tenir enfermés, parfois seuls, dans un appartement ou dans un établissement spécialisé.

Le moment est venu plus que jamais de prendre des nouvelles les uns des autres et tout particulièrement de nos plus anciens. Profitons de cette immobilisation forcée pour téléphoner à ceux et à celles que nous connaissons bien mais aussi à ceux et à celles que nous connaissons peu.

Et n’oublions pas nos membres héritiers, souvent veuves et souvent seules.

Merci pour eux.

Bien fidèlement

Michel Robardey

14 Mars 2020 - CORONAVIRUS : report de notre AG 2020.

 

 Chers amis DPLV,

Nous avions envisagé d’organiser l’Assemblée Générale 2020 de la section du Languedoc Nord

samedi 28 mars à partir de 9H45 à l’hôtel Vatel :

140 Rue Vatel, Nîmes, Gard, 30913 - 01 57 32 72 63

          

Dans les circonstances actuelles, il ne serait pas responsable, même si, hélas, nous n’aurions pas été plus de cent participants, de nous rassembler pendant quelques heures en une salle fermée.

Pensant à nos sociétaires les plus âgés et ayant pris l’avis de plusieurs d’entre nous, j’ai donc décidé de reporter notre Assemblée Générale annuelle à une date ultérieure. Cette date, qui vous sera précisée dès que connue, se situera très probablement au-delà des vacances d’été. En effet, nombreuses étant les associations et manifestations familiales reportant leur réunion au mois de mai ou juin, il est difficile aujourd’hui de trouver une salle avant juillet.

L’entreprise Vatel, qui nous reçoit dans les excellentes conditions que vous connaissez, ayant proposé très commercialement de nous rembourser l’avance déjà versée, ce qui prendra quelques jours, le trésorier de section sera en mesure, dès qu’il aura reçu ce retour, de rembourser le prix du repas aux adhérents qui le souhaiteront. Prendre contact pour cela avec notre trésorier :

Denis HERBERT – 7, impasse le Mistral - 30129-Manduel

Portable : 06 2145 17 73 - e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

            

Dans le cas contraire, les sommes perçues lors de la réservation, resteront à valoir pour la prochaine AG.

Soyez assurés, chers camarades DPLV, de mon plus entier dévouement.

Le Colonel (e.r.) Michel ROBARDEY

Président de la Section Languedoc-Nord des DPLV

 

 

Le Président National, le Général Nicolas, et le président Section.

gal nicolas et  pdt robardey

 

 

COMPTE-RENDU de l’A.G. D.P.L.V. - LANGUEDOC-NORD du 23 mars 2019

Le Président ROBARDEY accueille et remercie les membres présents, leurs épouses et leurs amis. Il se félicite de voir de nombreuses dames parmi l’assistance et, constatant que le quorum permettant de siéger utilement et légalement est atteint, déclare solennellement ouverte l’assemblée générale 2019 des D.P.L.V du Languedoc-Nord.

I. Communication du Président national

Le Général NICOLAS, président national des DPLV qui était attendu, malheureusement retenu par un emploi du temps très serré en cette période où les assemblées générales sont nombreuses , a tenu à adresser une communication qui est lue par le président de la section Languedoc Nord :

« Ne pouvant être présent parmi vous aujourd’hui pour votre AG, mon emploi du temps étant trop chargé, je le regrette sincèrement. Le contact direct avec les membres des DPLV m’est indispensable, car les appels téléphoniques et les mails échangés avec les responsables de chaque section ne me permettent pas de ressentir l’état d’esprit des membres de la section.

Or c’est cela qui compte, car les DPLV c’est une affaire d’hommes.Certes il faut veiller au bon fonctionnement de l’association mais cela ne suffit pas. Encore que, et vous l’avez tous su, il y a eu dans le passé des manques et des dérives au plus haut niveau. C’est de l’histoire ancienne et maintenant le siège fonctionne bien, à la satisfaction de toutes les sections.Le budget, grâce à l’effort exceptionnel fourni par toutes les sections, est remis sur les rails et nous avons des bases solides pour regarder l’avenir.

 Lors du dernier congrès tenu en octobre à Bordeaux, plusieurs propositions ont été approuvées et notamment le lancement d’une réflexion sur le devenir des DPLV, ainsi que la demande d’obtention du label « intérêt général » pour les DPLV.Pour le devenir des DPLV, c’est le général Meille, secrétaire général, qui pilote cette étude. Les propositions ne devraient pas être présentées avant l’automne 2019.Quant au label « intérêt général » la requête, préparée par le colonel Dulou président de la section Aquitaine, a été remise aux autorités compétentes le mois dernier.

 Dans les deux cas l’idée est la même : il faut absolument enrayer la baisse des effectifs. La ressource pour de nouveaux membres existe mais il faut aller la chercher. Il y a dans toutes les sections locales SMLH de nombreux militaires qui ont la Légion d’honneur et des citations. Pratiquement presque tous les DPLV sont membres de la SMLH. Il faut que l'inverse soit vrai, ce qui est loin d’être le cas.

 Pour compenser en partie la baisse des effectifs, il faut encourager les dons et pour cela le label « intérêt général » pourrait nous aider, les dons étant alors déductibles des revenus déclarés à hauteur de 60 %.

 Je vous ai parlé d’intendance, mais je n’oublie pas l’essentiel. C’est l’esprit des DPLV dont les membres ont tous accepté de risquer leur vie pour la France. Dans la période troublée déjà présente et qui risque fort de s’aggraver, nous aurons besoin de « l’esprit des DPLV » pour guider les jeunes et refuser de subir.

 Je vous souhaite à tous une AG intéressante, efficace et joyeuse.

Général Bernard Nicolas »

2. Rapport moral

21. Evolution de la section en 2018:

L’Assemblée salue la mémoire des adhérents qui nous ont quittés depuis la dernière assemblée générale, et qui sont au nombre de huit. L’assistance observe une minute de silence en la mémoire des quatre membres titulaires et des deux membres héritiers disparus.

Louis ARNAUD, décédé le 15 avril 2018 ; Jean Paul FARAUD, décédé le 10 janvier 2019 ;

Michel FRY’S, décédé le 23 septembre 2018 ; Robert GAGET, décédé le 14 mai 2018 ;

Josette LEONARDON, décédée le 10 décembre 2018 ; Margueritte MAMECIER, décédée le 16 novembre 2018.

Les effectifs ont par ailleurs compté plusieurs départs, pour cause de déménagement ou démission, mais aussi hélas parfois de radiation pour cause de non-paiement de cotisation pendant deux années ou plus :

ont démissionné, pour cause de grand âge, de santé altérée, ou autre :

Hector GAY, Albert PLACIDE, Yves JAUME

Madame ANDRE souhaite se consacrer à l’association qui fut longtemps présidée par son défunt mari : l’association des membres du Mérite National ;

a déménagé et rejoint d’autres sections : Roland DOURS ;

ont été radiés pour non-paiement de cotisation : André-Marc HEBERT et Jean VERRA.

Puis, sont rapidement présentés - et accueillis pour ceux qui sont présents – les nouveaux adhérents :

Henri TARDOT qui vient de la section du Vaucluse, membre du conseil d’administration national des DPLV qui nous prie de l’excuser aujourd’hui ; Raymond LAMBIES dont le président salue la présence ainsi que celle de madame LAMBIES.

Avec une perte, toutes causes confondues, de treize membres, et un gain limité à deux membres, les effectifs de la Section sont désormais de 63 membres titulaires, 20 membres héritiers et deux membres associés soit un total de 85 adhérents.

Il apparaît donc plus que jamais nécessaire – comme l’a rappelé le général NICOLAS, président national il y a quelques instants - de poursuivre, sans désemparer une politique de recrutement active, voire très active.

22 Le prestige de l’Ordre National de la légion d’Honneur

Pour ce qui concerne le prestige de notre ordre, dont le maintien est un des buts de notre association, il apparait que la Légion d’Honneur n’a pas eu à souffrir cette année d’attaque notable. Au contraire, la remise à titre posthume, dans la Cour des Invalides et par le Président de la République de la Croix de Commandeur au Colonel BELTRAMME, érigé en héros national après le sacrifice suprême consenti à Trèbes, est de nature à situer ou resituer notre Ordre dans son essence et à sa juste place.

En ce qui concerne les autres récompenses, deux événements pourraient être rappelés :

D’une part, la création de la Médaille des Blessés et le rang qui lui est attribué, immédiatement après la Médaille de la Gendarmerie Nationale, c’est-à-dire, pour faire court, juste après les Croix de Guerre :

La première distribution de la controversée Médaille Nationale de Reconnaissance aux Victimes du Terrorisme qui, étant une décoration particulière n’ayant pas pour objet de récompenser des services rendus reste attribuée par décret du Président de la République, et prend de ce fait un rang protocolaire - le cinquième - jugé par beaucoup excessif en regard de l’absence de mérite personnel des récipiendaires.

23. Actions de la section en 2019:

Dans ce cadre, il nous faut redire, et redire encore, qu’il appartient aux membres de la Légion d’Honneur et particulièrement aux D.P.L.V de témoigner. Non de s’impliquer politiquement, mais de témoigner, de dire ce que nous sommes, ce que nous avons fait et pourquoi nous l’avons fait. Pour cela, il y a plusieurs possibilités :

il y a le bulletin que nous distribuions de manière bisannuelle et qui, en 2018, est devenu annuel, pour trois raisons:

Le coordinateur, le regretté colonel DUNAUD, cheville ouvrière et âme de cette publication, ayant disparu, avait vu le général de Taxis du Poët reprendre le flambeau. Celui-ci a présidé à la composition des derniers bulletins (recueil et tri des articles, correction, choix définitif en lien avec le comité de lecture, mise en page, etc). Mais l’âge est là et, ne se déplaçant plus de son domicile, tandis que les médecins lui imposent de se ménager, le général de Taxis du Poët est dans l’obligation de demander à être déchargé de cette responsabilité. Il est essentiel pour la continuité de ce bulletin qu’un volontaire prenne la relève.

Dans le même temps, le stock d’articles proposés par les adhérents s’épuise. Il devient difficile de composer un bulletin cohérent et diversifié.

Enfin, si, comme vous le verrez dans un instant, les finances de la section ne se portent pas mal, une saine gestion tendant à ne pas dépenser plus qu’on engrange nous a amené à nous limiter à un bulletin annuel.

Ce bulletin doit être largement distribué autour de nous, surtout s’il parait de nature à inciter certains légionnaires à rejoindre nos rangs. Les exemplaires des numéros 13,14 et 15 qui sont derrière vous sont à votre disposition à cet effet.

il y a les conférences et je sais que parmi vous un certain nombre d’adhérents font des conférences dans des établissements scolaires. Le président a bien conscience que ce n’est pas toujours facile à faire mais c’est une action qu’il faut promouvoir. A cet effet, l’ONAC étant sur le point de renouveler le troisième collège de son conseil départemental, c’est-à-dire le collège des associations participant à la sauvegarde du lien entre le monde combattant et la Nation, et le Président de section devant montrer l’exemple, j’ai décidé de postuler. Le Président de la section gardoise de la Société des Membres de la Légion d’honneur me fait l’amitié de présenter et soutenir cette candidature au titre de la SMLH. Alors mesdames, messieurs, chers camarades, n’hésitez pas à vous engager auprès des établissements scolaires et autres de votre choix.

24. Au titre du témoignage comme à celui de la reconnaissance,

Il parait aujourd’hui judicieux, comme nous l’avons fait pour la communauté harki, d’accueillir parmi nous, s’il l’accepte, un membre de communauté Hmong fortement implantée dans le Gard. Ce peuple a payé très cher sa fidélité à la France. Les quelques 2000 Hmongs, mal armés et mal équipés, qui ont pris en mai 1954 le chemin de Dien Ben Phu pour recueillir ceux de nos soldats qui auraient échappé à l’étreinte, ont été laminés par le Viet–Min. Le Président, après accord du bureau a l’honneur de mettre aux voix la motion suivante :

L’assemblée générale de la section Languedoc-Nord des DPLV décide d’accueillir en tant que membre associé un représentant de la communauté Hmongs.

La motion est adoptée à l’unanimité.

Puis, le président soumet le rapport moral à l’approbation de l’assemblée générale :

Le rapport moral est adopté.

 

3. Rapport financier

Le président rend ensuite publiquement un hommage appuyé au Trésorier qui présente une situation d’une clarté et d’une rigueur absolue. Les comptes ont été contrôlés par le vérificateur aux comptes de la section le Général de TAXIS du POET, en présence du Président Robardey.Lecture est donnée du rapport du Général de Taxis du Poët, vérificateur aux comptes relatif à l’exercice 2018, du 1er janvier au 31 décembre 2018 :

« Relevé des comptes : les comptes présentés sont clairement exposés par date pour chacune des opérations de recette et de dépense en cours d’exercice. Chaque opération justifiée. En recette : les opérations de cotisations, de dons, de subventions et de produits de manifestations. En dépense : versement au siège, frais de manifestations et de fonctionnement.Balance de l’exercice et trésorerie : la situation financière de fin d’exercice est fidèle au résultat d’opérations et en concordance avec les avoirs au 31 décembre 2018 tels qu’ils ont été annoncés à l’assemblée générale.Je n’ai pas d’autre remarque à formuler ».

Commentaires du Président : Le bureau a décidé de minorer les frais postaux en utilisant plus systématiquement Internet pour l’envoi de toute correspondance. Ainsi le compte-rendu de cette assemblée générale sera adressé par le net à tous ceux qui disposent d’une adresse mail et par la poste aux derniers réfractaires à l’ordinateur.

Le président soumet le rapport financier à l’approbation de l’assemblée générale,

Le rapport financier pour l’année 2019 est adopté.

Boutique : Il reste quelques cravates DPLV et des insignes qui sont à votre disposition :

Cravates : 23 € et Insignes : 10€

4. Au titre de la solidarité.

A l’approche du XXV° anniversaire du génocide rwandais, déclenché le 6 avril 1994 par un attentat qui a couté la vie à deux chefs d’état africains et leur suite, des accusations infondées continuent à être proférées par une clique à la solde de l’actuel dictateur rwandais qui cherche, de la sorte, à occulter ses propres crimes et sa responsabilité dans le génocide qui a suivi l’attentat.L’Association France Turquoise a pour objet de rassembler les militaires, anciens de l’Opération TURQUOISE au Rwanda (1994), mais aussi ceux des précédentes interventions militaires de la France dans ce pays, ainsi que les anciens coopérants (civils et militaires) et les sympathisants (civils et militaires) qui voudront se joindre à eux, autour des objectifs suivants :

◦Défendre et promouvoir, par tous les moyens appropriés, la mémoire et l’honneur de l’armée française et des militaires français ayant servi au Rwanda,

◦Participer, par tous les moyens appropriés, à l’établissement ou au rétablissement de la vérité sur l’action de l’armée française et des militaires français au Rwanda,

◦Défendre et promouvoir, par tous les moyens appropriés, les intérêts moraux, juridiques et sociaux de ces militaires, de leurs familles et ayant droits.

De nombreux procès en défense, ou en diffamation, ont été mené par les anciens de cette Opération Certains doivent toujours se défendre devant le Pôle génocide du tribunal de Paris. Une opération de communication très onéreuse, est en préparation pour rétablir la vérité lors du 25 ° anniversaire de l’opération en juin puis en octobre de cette année. Tout cela est très onéreux et le général Lafourcade, ancien commandant de l’Opération Turquoise menée par la France en 1994 pour tenter de sauver les vies qui pouvaient l’être encore, a lancé un appel de fonds auprès des associations sœurs. L’association des DPLV n’a pas été en mesure d’y répondre pour les raisons que vous connaissez. En revanche, vous avez constaté que, grâce au regretté Président Lanvers, notre section est loin d’être démunie. Le bureau propose donc, si l’Assemblée général l’approuve, de verser une subvention exceptionnelle de l’ordre de 2000 € à l’association France Turquoise.

Le Président, après accord du bureau a l’honneur de mettre aux voix la motion suivante :

« L’assemblée générale de la section Languedoc-Nord des DPLV décide d’accorder une subvention exceptionnelle de 2000 € à l’Association France Turquoise afin de lui permettre de défendre les militaires français injustement accusés et de rétablir la vérité sur leur action au Rwanda.

La motion est adoptée à l’unanimité.

5. Composition du Bureau

Le bureau se composait au jour de l’assemblée générale  :

d’un Président : le Colonel ROBARDEY

d’un Secrétaire Général : poste vacant

d’un secrétaire : Jean Charles DUMAZER

du Trésorier : Denis HERBERT,

du coordinateur de bulletin : poste devenu vacant  ;

du Porte-drapeau : Robert SAUVAGE,

du Porte-drapeau suppléant : poste vacant

1°) Il s’avère nécessaire de faire assister le secrétaire actuel notre ami Jean Charles DUMAZER ici présent dans sa tâche complexe par un secrétaire sachant manier a minima l’outil informatique, condition sine qua non aujourd’hui pour être efficace. Gerard COPIER qui contribue depuis longtemps à la parution du bulletin a bien voulu se porter volontaire et a été coopté par le bureau. Néanmoins sa nomination doit être validée par l’AG.

                                                                       La motion est adoptée à l’unanimité.

Gerard COPIER est nommé secrétaire général de notre section

2°) Madame de la Brosse a souhaité cesser ses fonctions de « Dame d’Entraide ».

A la lecture des réponses qui nous sont faites aux convocations de l’Assemblée Générale, un certain nombre d’adhérents font état de certaines difficultés de tous ordres, dont le bureau n’avait pas toujours connaissance. Il apparait donc que les fonctions de Dame d’Entraide devaient être assurées au sein d’une Association telle que la nôtre de façon à garder le contact avec les personnes en difficulté pour éviter qu’elles perdent le contact avec l’association. Un appel à volontaire est lancé.

3°) Un appel à volontaire reste lancé pour assurer les fonctions Coordinateur du bulletin, ainsi que cela a été évoqué plus haut.

4°) Le Président remercie vivement Raymond LAMBIES qui, en fin d’assemblée générale, a fait acte de volontariat pour suppléer Robert SAUVAGE dans ses fonctions de porte-drapeau.

Le Président ayant mis sa composition aux voix, le bureau de la section Languedoc-Nord des DPLV est élu dans la composition suivante pour l’exercice 2018-2019 :

Président : Colonel ROBARDEY ;

Trésorier : Denis HERBERT ;

Secrétaire Général : Gérard COPIER

Secrétaire : Jean-Charles DUMAZER;

Coordinateur de bulletin et responsable de la communication : poste vacant ;

Vérificateur aux comptes : Général DE TAXIS DU POET ;

Dame d’Entraide : poste vacant ;

Porte-drapeau : Robert SAUVAGE,

Porte-drapeau suppléant : Raymond LAMBIES.

L’ordre du jour étant épuisé, le Président a clos l’Assemblée Générale 2019 de la section du Languedoc-Nord des Membres de la Légion d’Honneur Décorés au Péril de Leur Vie.

 

La conférence qui suit traditionnellement nos assemblées a eu lieu sous forme filmée du témoignage[1] poignant donné par le Colonel ALLAIRE, ancien sous-lieutenant à Dien Bien Phu.

Après un temps de méditation après la projection de ce film qui demande à reprendre un peu ses esprits, intervint le moment convivial traditionnel de l’apéritif et du repas.

Le Président de la section Languedoc-Nord

 Michel ROBARDEY

[1]NOTA : On trouve désormais sur Amazon ce film qui mérite d’être très largement diffusé

 

Le président et le trésorier

denis herbert

Le coordinateur du bulletin, le général de Taxis de Poet

gal de taxis et gerard copier

 
Le porte-drapeau Robert Sauvage
 
robert sauvagedrapeau

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