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Allocution du colonel Jean-Loup NOËL, président de la section DPLV de l’Isère
prononcée le 23 octobre 2018 lors des obsèques d’Édouard COHEN-SOLAL

Edouard Cohen Solal

Edouard Cohen-Solal
DPLV n° 8154 du 13 janvier 1960

 

Si mon épouse et moi pouvons nous honorer d’une amitié forte mais respectueuse avec Edouard, sans oublier Jeannette, c’est que celle-ci débuta il y a fort longtemps lors de notre rencontre avec lui, dans le cadre des associations patriotiques, en 1990.
Aujourd’hui, c’est au grand soldat qu’il fut et au grand défenseur de nos valeurs qu’il devint au sein de notre association des membres de la Légion d’honneur décorés au péril de la vie que je veux rendre hommage.
Né à Sétif le 21 mars 1925 dans une famille modeste, orphelin de père très tôt, Edouard avait 15 ans quand le gouvernement de Vichy abolit le 7 octobre 1940 le décret Crémieux qui accordait la nationalité française aux Juifs d’Algérie ; il devint alors une sorte d‘apatride, privé de ses droits civiques.
Exclu pour cela du lycée, il vécut difficilement cette période, résistant à sa façon, en dessinant des croix de Lorraine sur les murs. Heureusement trois ans plus tard, fin 1943, un an après le débarquement allié, le gouvernement provisoire de la France libre décidait de rétablir le décret Crémieux.
Je suis persuadé que ce retour à la dignité de citoyen fut pour lui un puissant ressort qui le poussa à choisir la carrière des armes par reconnaissance à la France de lui avoir rendu la fierté qu’on lui avait ôtée.
C’est ainsi qu’en 1945 il intégra, comme 2400 français dont la plupart avait déjà combattu, l’école de Saint-Cyr. C’était la promotion « Victoire».
En 1948, passé par l’Ecole d’application du génie, le lieutenant Cohen-Solal est affecté au 71ème bataillon colonial du Génie en Indochine.
Ce fut le début d’une carrière brillante et prometteuse, récompensée par deux citations élogieuses, le qualifiant « d’officier magnifique », alliant « courage et ténacité ».
Malheureusement, le 26 août 1949, il est grièvement blessé par balles et devra être rapatrié en France, où pendant deux années au Val de Grâce, se succéderont opérations et soins divers.
Le 14 août 1956, capitaine au 4èmerégiment du génie à Grenoble, titulaire de deux citations dont une palme, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à titre exceptionnel.
Il avait entre-temps connu Jeannette et, devenu civil, il se retira à Tréminis, petite commune du Trièves où il fit bénéficier ses habitants de ses connaissances de sapeur en matière d’aménagement et d’assainissement
C’est seulement en 1990 que je fis la connaissance d’Edouard après avoir été moi-même reçu comme membre titulaire dans notre association. Lui-même y était déjà un ancien, reçu en 1960 par le colonel Tanant, ancien chef d’Etat-major du maquis du Vercors, président de la toute nouvelle section Isère, crée en 1959. En 1975, il était présent au premier congrès DPLV à Toulon, organisée par le général Touzet du Vigier, président national. Il avait alors trouvé là l’occasion de servir à nouveau dans un cadre qui était le sien, celui des valeurs patriotiques, de l’Honneur et de la Patrie.
C’est ainsi qu’il participa, en tant que secrétaire général de la section, à la création de deux nouvelles sections, celles du Jura et celle des Savoie, les 12 et 13 octobre 1984.Elu au conseil d’administration depuis plus de 15 ans, il était vice-président national en 2000 quand, au décès du général Simon, il assura la transition avec M. Rouquette et le général Juthier en attendant l’élection du Général Gaget à la présidence.
Par son expérience, par son aptitude à englober tous les aspects et les conséquences d’une éventuelle décision, sa réponse était toujours écoutée. Ce fut en particulier le cas quand il s’est agi de modifier nos statuts, en 2002 et en 2009 ; ses propositions furent à la fois empreintes de modernité et fidèles à l’esprit de l’association.
Pour tout ceux d’entre nous qui l’ont bien connu et apprécié, c’est une grande partie de notre mémoire de l’association collective qui a disparu et qui nous manquera.

 

HOMMAGE au général de division Pierre LAURENS (1920-2018)

DPLV n° 15099- commandeur de la Légion d’honneur

Gal Laurens

Prononcé par son gendre le général de division (2s) Jean BASSÈRES

Mon Général, cher Beau-père,

Les circonstances de la vie m’ont permis d’être le témoin privilégié et parfois actif de la partie la plus marquante de votre parcours militaire.

J’ai donc l’honneur, en ce dernier adieu, d’évoquer votre longue carrière, dense et variée de 40 ans au service   de la France. Votre carrière, outre la résistance dont je reparlerai et les années en école, comporte deux temps forts symbolisés jusqu’au grade de capitaine par le béret amarante des Parachutistes et du grade de commandant à celui de général de division par le béret alpin, la fameuse tarte ! 

En 1940, vous intégrez l’école de Saint-Cyr alors repliée à Aix en Provence en raison des circonstances de l’époque. Pendant 2 ans, au sein de la promotion maréchal Pétain, nom imposé mais pas choisi, vous apprenez les bases du métier.

Nommé sous-lieutenant dans le cadre de l’armée d’armistice, vous choisissez à la sortie de l’école le 13ème BCA à Chambéry : petit clin d’œil prémonitoire bien que les missions de gardes statiques ne vous aient pas laissé un souvenir exaltant.

Démobilisé en octobre 1942 à la suite de la dissolution de l’armée d’armistice, vous choisissez contrairement à beaucoup de vos pairs, de rentrer dans la clandestinité et de rejoindre la résistance pour faire du renseignement au sein d’un réseau organisé. Parmi vos nombreuses citations que je ne citerai pas toutes, j’en extrais une qui caractérise bien ce que sera votre comportement d’officier, qui, très jeune avait fait un choix difficile.

Citation à l’ordre du Corps d’Armée du général De Gaulle, chef des armées :

« Jeune officier, adjoint au chef de secteur, a fait preuve malgré son jeune âge de réelles qualités de chef. Malgré une étroite surveillance de la Gestapo a rempli des missions avec un total mépris du danger. A fourni des renseignements

Importants sur le plan de l’organisation défensive d’une portion de la côte méditerranéenne. Arrêté 2 fois par la Gestapo a pu se libérer ramenant tous les documents en sa possession. Cette citation comporte l’attribution de la croix de guerre avec étoile de vermeil »

Nommé lieutenant en octobre 44, le ministre de la guerre vous fait savoir que vous êtes décoré de la croix de guerre 39-45.

Affecté dans divers EM, notamment à Grenoble, toujours dans la branche renseignement, vous êtes muté à l’été 45 à Ouezzane au Maroc, au 10ème bataillon de chasseurs à pied qui, ayant acquis la qualification Para devient le 10ème BPCP à Bougie en Kabylie puis en Indochine. De 50 à 53 avec le grade de capitaine, à la tête de votre compagnie, vos qualités intrinsèques de chef et de soldat dans de multiples opérations vous valent l’attribution de la Croix de guerre des TOE et 4 citations dont 1 avec palme. J’en extrais cette phrase qui résume bien votre personnalité :

« Brillant chef de guerre d’un courage d’un calme et d’une énergie exemplaires »

Au retour d’Indochine, vous passez 2 ans au sein du 1er RCP à Philippeville puis de retour en métropole, vous êtes affecté à l’EAI de St. Maixent où vous enseignez la vision nocturne avec des méthodes pédagogiques innovantes qui ont le mérite de tenir éveillés les stagiaires que nous sommes ; simultanément, vous préparez l’école de guerre que vous intégrez avec le grade de chef de bataillon au sein de la 73ème promotion dont le stage est écourté pour remplacer en Algérie les officiers démis de leurs fonctions à la suite du putsch de 1961. Vous voilà donc à l’état major interarmées de la Rhegaia au groupe d’études générales où vos qualités d’analyses et de synthèses sont particulièrement appréciées.

En septembre 62, vous prenez le commandement du 6ème BCA à Fort National et là va être le début d’une formidable carrière dans les troupes de montagne, que vous allez marquer de façon indélébile par votre personnalité, votre charisme et vos dons de chef et d’entraineur d’hommes.

Vous ramenez à Grenoble en novembre 62 le 6ème BCA et les consignes de discrétion des autorités : rentrer au quartier Hoche de nuit ont pour effet de vous ulcérer à juste titre. Promu lieutenant-colonel en juillet 63 vous rejoignez l’EM de la 27ème Brigade Alpine en août 64 comme chef d’état major, vous êtes en particulier la cheville ouvrière des manœuvres nationales qui, devant le général de Gaulle se déroulent dans le sud de la région grenobloise.

Promu colonel en août 1966, vous prenez le commandement de la 5ème demi brigade alpine à Annecy, coiffant les 27,13 et 7ème BCA, mettant toutes vos qualités et votre énergie pour rendre dans tous les domaines ces unités plus opérationnelles et faire progresser leurs capacités montagne.

Vous prenez ensuite les fonctions de sous-chef d’État major de la Région militaire où, une fois de plus, votre puissance de travail et vos qualités intellectuelles, font de vous un élément clé de ce grand État major.

En septembre, général de brigade vous prenez le commandement de la 27ème Brigade Alpine, où vous allez déjà mettre en œuvre le style et les méthodes de commandement qui, 4 ans plus tard, vous serviront pour ce qui sera l’apogée de votre carrière. En effet, après avoir été Chef d’état major de la 5ème Région Militaire en regardant d’un œil protecteur vos chères troupes de montagne, vous êtes nommé en 197, commandant de la 27ème Division Alpine recréée par regroupement de tous les corps alpins et vous obtiendrez alors votre 3ème étoile.

Vous arrivez avec sous le bras la chartre de commandement de la division. C’est la bible, que dis-je, mes écrits sacrés incontournables, qui, dans tous les aspects, entraînements opérationnels, instruction, capacités montagne, règles et éthiques de vie et de comportement au quotidien, donnent les pistes à suivre et les strictes modalités d’application : ce sont des objectifs clairs et valorisants qui vont donner une âme à cette grande unité.

Les capacités montagne pour la masse sont valorisées : ce sont entre autres les fameuses courses de section, la création de distinctions telles les piolets d’or, d’argent et de bronze. Parallèlement, votre souci de mettre en valeur et de faire connaître les Troupes de montagne donnent naissance à la création de l’insigne de poitrine unique que nos jeunes portent actuellement ; vous obtenez aussi, sacrée performance, de faire défiler le 14 juillet sur les Champs Élysées la totalité de la Division alpine !

C’est également vous qui êtes le créateur du GMHM, à quoi vous donnez la mission de porter au sommet, dans le monde entier, les valeurs de technicité montagne, les vertus de dépassement de soi aussi bien morales que   physiques, apanage des Troupes de Montagne. Les membres du GMHM sont encore aujourd’hui comme à leur création les ambassadeurs des Troupes de Montagne. Le GMHM   a été votre grande fierté et ce jusqu’à vos derniers jours.

Bref, vous avez régénéré les Troupes de montagne, vous leur avez donné du sens et une fierté qui perdurent actuellement.

Décoré de la croix de guerre 39-45, de la croix de guerre des TOE avec palme, de la croix de la valeur militaire, vous êtes Grand officier de l’ONM et commandeur de la Légion d’honneur.

Votre carrière prend fin à la 5ème RM et en 1980, vous prenez votre retraite ici à St. Paul de Varces.

Mais à la retraite, votre passion pour les troupes de montagne ne faiblit pas et vous vous lancez dans un projet de création d’un mémorial à la gloire des 150 000 soldats de montagne morts en opération qui se matérialise en juin 2000 sur le mont Jalla dominant Grenoble.

Vous aviez une très forte personnalité, doté d’un caractère entier, parfois vif. Mais vous aviez surtout le sens du contact, de l’humain, une générosité de cœur, une convivialité et une empathie naturelle, un charisme qui entrainaient chez vos subordonnés, une naturelle et spontanée adhésion et de la part de vos supérieurs, une grande considération et une haute estime.

Mon général, vous avez été un très grand chef et un très grand soldat.

Dormez maintenant en paix, vous l’avez bien mérité.

Général (2s) Jean BASSÈRES

NOTRE DOYENNE NOUS A QUITTÉ

 Marie  VESSEREAU  (1912 – 2018)

Marie VESSEREAU

par le colonel (h) Jean-Loup NOËL président de la section de l’Isère

Il est des familles où l’amour de la France, le patriotisme intransigeant, le sens du devoir ne souffrent pas d’accommodements. La famille de Marie en était un remarquable exemple.

Qu’on en juge.

Un des frères de Marie, mort au champ d’honneur est inhumé à Strasbourg ; l’autre, le capitaine Marcel Leccia, évadé en 1942 d’un stalag, a rejoint les FFI en Grande Bretagne en passant par l’Espagne. Parachuté en France en 1944 sous le nom de Baudoin, trahi, il fut déporté, puis fusillé à Buckenwwald.

Son mari, le général Fernand Vessereau, commandait dans le Morvan le maquis « Mariaux », fort de 650 hommes ; résistant de la 1ère heure, il mena contre l’allemand des combats acharnés qui lui valurent de recevoir en 1944 la Légion d’honneur assortie de la Croix de guerre avec palme.

Enfin, son fils Gérard, décédé en 2010, fut décoré de la Croix de guerre à l’âge de 10 ans, pour avoir, en 1944, transporté des armes et des émetteurs dans la région très surveillée de Cosne sur Loire.

Comment s’étonner alors que Marie Vessereau se soit engagée dès 1940 dans les mouvements de la Résistance, alors qu’elle en connaissait plus que d’autres les risques.

Comme son frère et son mari, elle intègre la branche française du réseau «  Buckmaster, section Labourer», bras armé du »Special Operation excecutive ».

Pour éclairer son rôle actif dans la Résistance, quoi de mieux que de vous lire la citation qui lui valut la Croix de guerre en 1945. Déjà, en octobre 2007, quand je remis à Marie Vessereau son insigne de membre des DPLV, devant notre drapeau, je lus cette citation ; aujourd’hui, en guise d’adieu, je vous livre ce même texte.

« Agent de liaison d’un sang-froid et d’une maîtrise de soi-même exceptionnelle, n’acesssé depuis 1940 de prêter le concours le plus actif à la Résistance ; le 15 avril 1944, un officier du War Office ayant été arrêté chez elle a, dans des circonstances extrêmement dangereuses, immédiatement alerté tout un circuit s’étendant de Paris à Chateauroux, sauvant ainsi plusieurs agents français et anglais. A assuré elle-même la direction de plusieurs parachutages, à plusieurs reprises a servi de courrier entre la zone libre et la zone occupée pour passer des postes émetteurs de TSF et des armes. Arrêtée par la Milice le 13 juillet 1944, a subi un interrogatoire extrêmement violent à Vichy, sans  livrer une seule personne. Au maquis depuis le mois d’aout 1944, n’a cessé d’y faire preuve des plus belles qualités de courage dans les missions de liaison qui lui ont été confiées ».

La présente citation comporte l’attribution de la Croix de guerre avec étoile d’argent.

Marie Vessereau est chevalier de la Légion d’honneur, elle est décorée de la Croix de guerre 39-45, médaille de la résistance, croix du combattant volontaire.

Colonel André BERJON

21 AVRIL 1921     -     02 février 2017

Berjon

Commandeur de la légion d’honneur
Croix de guerre 39/45 avec palmes

Le Colonel André BERJON est né le 2 avril 1921 à Lisieux. Son père était cheminot.

En 1936, à 15 ans, son père, muté à la gare du Mans, le fait entrer à la grande école d’apprentissage des Chemins de fer au Mans dont il sort diplômé fin 1939. Il devait faire une carrière de cadre à la SNCF, mais la guerre en décida autrement.

Le 10 mai 1940, la France est envahie. Le 17 juin, il se trouve en gare d’Angers sous un bombardement allemand. Il est blessé par 11 éclats lorsqu’une bombe éclate à 10 mètres de la locomotive sous laquelle il s’était réfugié.

En 1941, il entre en résistance. Il est alors chauffeur de locomotive au dépôt du Mans et forme un groupe de Franc Tireurs Partisans dans le but de couper les lignes téléphoniques, saboter les conduites d’air comprimé des trains de marchandises, et poser des bombes dans les cafés fréquentés par les Allemands.

En 1942, ses actions au Mans lui valurent d’être nommé Responsable militaire des Côtes du Nord où il continua à monter des actions de sabotage.

En 1943, il est nommé Responsable militaire de la Région de Bretagne. Son premier grand succès eut lieu le 10 juillet 1943, à 10 km à l’Est de Rennes, où il put faire dérailler un train de permissionnaires allemands. En l’absence d’explosif, le sabotage était fait manuellement, de nuit, en dévissant les tirefonds, puis en disjoignant une éclisse et en écartant les rails. La locomotive dérailla et fut alors télescopée dans la foulée par un train de troupes allemand qui arrivait en sens inverse où on dénombra de nombreux morts et blessés. Il a alors le grade de Lieutenant-colonel FFI.

Recherché par les allemands, il échappa à plusieurs arrestations. Ses supérieurs parisiens l’ont alors exfiltré de Bretagne et nommé Responsable miliaire de la Région Nord comprenant Ardennes et Meuse où il organisa les groupes destinés à mener des actions de sabotage et à monter des embuscades contre les convois allemands.

En 1946, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur, à 25 ans, pour services exceptionnels dans les F.F.I.

Promu au grade de Capitaine en 1949.

1948-1950 : Il est affecté en Indochine au 1er RCP et participe à toutes les opérations du Bataillon dont 3 aéroportées. Il y a été blessé par une grenade piégée et a obtenu 2 citations à l’Ordre du Corps d’Armée.

1956-1959 : Affectation au 9ième RCP et départ pour l’Algérie dans les Aurès, et nouvelle séparation de la famille. . Il obtient une Citation à l’ordre de la Division et une autre Citation à l’ordre de l’Armée pour plus de 70 opérations dans l’Est Constantinois à proximité de la frontière tunisienne au cours desquelles les rebelles subiront des pertes très importantes action contre les rebelles. Je cite : « Tacticien remarquable, a dirigé avec un sens pratique développé des actions de contre-guérilla en permettant de sécuriser une région difficile où les rebelles circulaient à peu près librement, occasionnant une insécurité permanente».

1960 : promotion au grade d’Officier de la Légion d’Honneur.

Entre 1960 et 1968 : retour en France, la famille est de nouveau réunie.

1970-1973 : Sa dernière affectation de prestige : il part en Allemagne à Trèves et prend le commandement du Centre de Formation Commando de la 1ière Division. La formation dispensée, très physique, axée sur le goût du risque, l’endurance, l’esprit de groupe, convenait parfaitement à son caractère.

Le 1er décembre 1973 : après 32 ans de service dont 15 ans de campagnes (France en guerre, Allemagne, Indochine, Algérie), sonna la fin de sa carrière militaire et l’heure de la retraite.

Il s’investit dans le secteur associatif et patriotique

En mai 1997 : Il est promu au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur des mains du Général de corps d’Armée BOUDIS, un héros de Bir Hakeim.

Le colonel André BERJON s’est éteint le 2 février 2017.

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