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Le mot du président

Section ISERE

Le mot du président,

                                                                                                                            

       

Bien che.r.ère.s ami.e.s légionnaires, héritier.e.s et associé.e.s,,

En son temps, Maurice Druon avait rappelé au monde politique que la langue française, issue en majorité du latin et du grec, comportait trois genres, le masculin, le féminin et le neutre. Ce  dernier s’appliquait en particulier aux noms de fonctions. Las, ce rappel fut superbement ignoré et notre langue, si belle, si précise, le devint moins. Que penser d’une écrivaine commettant un écrit vain, que penser des rapports d’un cuisinier avec la cuisinière ! L’écriture inclusive dont vous avez un exemple plus haut est le dernier avatar de ces atdéfinition du sens de certains mots (un auteur engagé est obligatoirement de gauche, s’il n’est pas engagé, c’est un fasciste) sont une partie des taques contre notre ciment, notre patrimoine commun qu’est la langue française. Cela n’est pas un hasard ; l’abandon de la chronologie dans l’enseignement de l’Histoire, la reinstruments utilisés pour effacer nos repères et ermepttre ainsi à des jeunes, dépourvus de références, de piliers de réflexion, d’être manipulés par des intérêts politiques et/ou idéologiques.

Contre cette instrumentalisation de la jeunesse, depuis plus de dix années, très modestement, nous pouvons constater que nos interventions dans les écoles, notre illustration vivante du respect et de l’amour de la Patrie, le sens de l’honneur, ne sont pas vaines. C’est pourquoi, comme beaucoup d’autres intervenants issus du monde combattant, nous pouvons espérer que nous faisons œuvre utile, que notre message laissera des traces.

D’autant qu’il existe, en dehors des minorités agissantes, une France silencieuse, respectueuse des institutions, mais aussi capable de se mobiliser en certaines occasions.  Les obsèques de Johny Halliday en sont un exemple récent. Qu’a-t-on vu ? 800 000 Français, bravant le froid, silencieux, voire recueillis entre la concorde et la Madeleine, attendre des heures pour rendre hommage à un artiste, être émus comme je le fus en suivant la messe. Pas de casseurs, pas de vociférations, pas de voitures brûlées, pas de slogans ! Ce n’était pas la France du passé qui était là, c’était  la France d’aujourd’hui. Et puis, avouons-le, nous avons tous en nous quelque chose de  Tennessee !

La France a aussi perdu Jean d’Ormesson. Elle lui a rendu les honneurs avec solennité, Beaucoup, bien mieux qualifiés que moi, ont souligné ses mérites et sa contribution à l’enrichissement de notre patrimoine culturel, dans la tradition de nos grands écrivains. Il était très lu, puisque ces nombreux livres tiraient tous à plus de 100 000 exemplaires. De plus, il plaisait avec son regard malicieux, son enthousiasme de jeune homme et son amour de la vie. De ses ouvrages, je ne retiendrai qu’un seul titre « Un jour je m’en irai sans avoir tout dit ». Ceci nous concerne tout particulièrement, nous qui furent modestement non seulement des témoins, mais aussi des acteurs de grandes pages de l’Histoire, Alors, témoignons, témoignons sans relâche.

Une année s’achève, ayons une pensée fraternelle pour ceux qui nous ont quittés en 2017, pour ceux qui sont morts au combat, pour les 79 blessés de l’année, pour leurs familles.

Enfin, pour vous tous et toutes, chers membres DPLV, je vous souhaite une très bonne année, continuez à faire vivre notre belle Association.

                                                                                                            Décembre 2017

                                                                                                    Colonel (h) Jean-Loup NOËL

 

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